Tough Guy Mountain : Quand trouver un stage devient de l'art

Cette fausse start-up montée par des étudiants en art de Toronto, recrute des stagiaires non-payés et fait de l’Art l’un de ses clients.

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oct. 17 2016, 9:00am

Screenshot tiré de The Intern Purgatory. Toutes les photos via

Caricature du modèle entrepreneurial appliqué au champ de l’Art ou critique radicale du techno- capitalisme ? Les situations créées par le collectif montrent une Entreprise au visage dual : tantôt émancipatrice, tantôt prédatrice. En mettant en scène la compétition interne, en singeant le jargon entrepreneurial ( “symposiums”, “talks”, “trainings”) le collectif d’artiste produit une réflexion critique sur le capitalisme, notamment lorsque les méthodes de l’Entreprise sont dupliquées dans le cadre du marché de l’Art. Dans ses dernières productions, TGM se constitue en figure omnipotente et va jusqu’à considérer l’Art comme un client de sa micro-entreprise.

À notre époque où l’insertion professionnelle est devenue une problématique sinon un problème, Tough Guy Mountain se présente comme une start-up dynamique et innovante. En se mettant en scène dans des décors d’entreprise il rejouent les rapports de pouvoir à l’oeuvre dans ces structures, allant jusqu’à enrôler des stagiaires volontaires qu’ils transforment en esclaves dans leur dernier projet The Intern Purgatory.

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